29.07.2008

Job, suite et fin.

Ne voulant pas être taxée de velléité, j'ai repris et mené à bien la lecture de JOB.
Inutile d'en sélectionner des extraits aux fins de commentaires que d'aucuns qualifieront de " premier degré " puisque je n'adhère pas. Toutes ces pages pouvant se résumer de façon claire et rapide par,

-  " si tu crois fermement en Dieu quelque soient les épreuves rencontrées, il te récompensera. "


C'est d'une naïveté incroyable ! Nous avons chaque jour sous les yeux des exemples contraires. Au fait ... je ne suis pas convaincue que le fait de vivre " cent quarante ans " puisse constituer une récompense ! ...
Ce texte prouve de façon évidente que l'on puise dans les écrits uniquement ce que l'on y recherche. Oh ! certes, ceux qui calligraphièrent le livre étaient très habiles car on y trouve tout et son contraire. Il ne s'agit que d'inclure le lecteur en un cercle duquel il ne pourra sortir s'il a la faiblesse d'esprit d'en accepter les termes ...

Je connais un certain nombre de gens qui seraient capables de se suicider si on leur prouvait par A + B et ce, de façon irréfutable que Dieu n'existe pas. Pauvres marionnettes dont on aurait coupé les fils ...


Ce genre de littérature est donc indispensable à ceux qui ont décidé de croire pour des raisons qui n'appartiennent qu'à eux. Personnellement, je n'y vois aucun inconvénient mais si on me demandait quel livre j'emporterais sur une île déserte, ce ne serait certainement pas celui-là. D'ailleurs, j'aurais beaucoup de peine à choisir ...

Ingurgiter un texte avec le désir d'adhésion n'est pas ce que l'on peut nommer une lecture stricto sensu, cette dernière devant toujours pour être profitable, s'exercer avec un minimum d'esprit critique. A contrario, c'est une quête pure et simple, un prolongement de la prière où la pensée se complaît dans le rabâchage. Chacun restant libre bien entendu, de choisir ce qui lui convient de façon intime. (J'insiste sur ces deux derniers mots ...)

Job.jpg

 

27.07.2008

Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sijie

Arte, dimanche 27 juillet : 20h.44

Comédie dramatique franco-chinoise de Dai Sijie.

avec Zhou Xun, Kun Chen, Liu Ye, Suang Bao Wang, Xu Zu ...

Balzac-T.Chinoise.jpg

Film charmant, peu susceptible de déclencher une révolution, encore moins culturelle en nos esprits occidentaux mais qui se laisse agréablement voir. Une foule d'idées reçues ou admises depuis longtemps et la ridicule adhésion à la doctrine maoïste qui envoyait tous les intellectuels aux champs. Tout en sachant que tout cela s'est effectivement déroulé de la sorte, on se dit que malgré tout, la caricature n'est pas loin. C'est donc indirectement un hommage rendu à la pseudo liberté en vigueur dans les pays capitalistes, où les valeurs seraient toujours reconnues. Rien n'est aussi simple dans un sens comme dans l'autre. La proverbiale patience asiatique fit que les situations se mirent en place sans trop de contestations et remous divers mais en Occident, il ne suffit pas d'avoir du talent pour s'imposer.
Une seule chose est indéniable, l'exercice assidu de la lecture change effectivement la mentalité des êtres et la petite tailleuse va coudre son indépendance au fil des pages. Sinon, les superbes paysages de l'Empire du Milieu font rêver, les trois jeunes comédiens sont beaux mais dans l'ensemble, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard, fut il laqué.  

25.07.2008

La cité des hommes (Durée : 1h.48)

Film brésilien de Paulo Morelli avec Douglas Silv, Darlan Cunha, Jonathan Haagensen, Camila Monteiro, Rodrigo dos Santos.

aff.cité-hommes.jpg

On peine à admettre que cela puisse exister à l'époque actuelle ... et pourtant ! Nous pénétrons dans l'atmosphère hyper-violente des favelas.
Deux copains sont sur le point d'avoir 18 ans. C'est symbolique pour eux car ils entrent du même coup dans le monde des hommes. Difficile de se raccrocher au mythe de Peter Pan sous les tropiques ! Les armes se vendent comme des petits pains et les narcotrafiquants font ici la pluie et le beau temps. Le mauvais, surtout car ça flingue à tous les coins de rue. Deux gamins -  en fait - dont le premier vient d'apprendre qu'il va être père et se demande comment assumer et le second qui est à la recherche du sien. Acerola apprendra que son père est en prison pour avoir tué celui de son meilleur ami. Difficilement gérable comme situation ...
Ils vont malgré tout se retrouver au milieu d'un mitraillage apocalyptique entre bandes rivales et finiront par partir en compagnie du petit garçon qui ainsi aura peut-être une chance en dehors de cette cité infernale.
Je n'avais pas vu " La cité de Dieu " et me trouvait ainsi à l'abri de toute comparaison. Le rythme du film est forcément rapide puisque sous certains cieux la vie est courte; le contraste entre ces paysages de plage et les ruelles escarpées abritant des bidonvilles à étages est frappant.
N'importe, il y a tout de même quelque chose qui ne tourne pas rond sur cette planète ! 

Simone @

la-cite-hommes.jpg

Le Pacte Wild Side Films.