14.07.2008
Au sujet de Jeanne ...
Deux jours que j'ai le nez plongé - pas dans la Bible, rassurez-vous - mais dans cet ouvrage écrit par Philippe Erlanger, consacré au piètre Charles VII et forcément à une certaine bergère de Domrémy.
La présence de cette statue devant laquelle je passe chaque jour faisait plus que m'intriguer ... On connaît l'autre, l'équestre toute dorée devant laquelle le président du Front National regonfle ses troupes chaque année mais celle ci, jamais personne n'en parle. Comme je ne suis pas portée à croire aux miracles, cette exploitation d'une dinguerie m'a toujours intriguée car s'il fallait canoniser tous les gens qui entendent des voix ! ... Or, Erlanger était juif et homosexuel ce qui eut pour conséquence de ne pas être trop pris au sérieux. Dommage car son raisonnement tient la route. Comment une obscure petite bergère aurait elle pu devenir chef de guerre et partager la direction de l'armée à côté de Gilles de Rais ? Il faut être bien naïf pour gober une chose pareille. Et pourtant ...
La France engluée dans un conflit qui en réalité dura plus de cent ans, saignée à blanc était disposée à tout croire. De même que les juifs avaient espéré un descendant de David, les français vendus aux anglais par une femme (Isabeau de Bavière) étaient persuadés que seule une femme pouvait les sauver.
La belle mère de Charles VII - (Yolande d' Aragon) en fin stratège manigança toute l'affaire et ensuite laissa tomber sa marionnette, l'abandonnant ainsi aux bourguignons ce qui avait le mérite d' effacer les traces ...
Contrairement à ce d'aucuns pensent, la guerre ne s'arrêta pas tout de suite et environ huit ans après que les cendres de celle que l'on considérait sainte furent dispersées en Seine, une certaine Jeanne des Armoises véritable sosie de la première fit son apparition. On la vit alors un peu partout : Luxembourg, Cologne, Rome puis en France où elle remporta un succès près du Mans.
Certains pensaient qu'il s'agissait de Claude, la propre soeur de Jeanne et d'autres évoquèrent la possibilité d'un ou d'une enfant adultérine d' Isabeau laquelle avait déjà convaincu Charles de n'être qu'un bâtard. On ne faisait pas de quartier à l'époque ! Voltaire a semble t-il taillé des croupières à la donzelle et puisque j'y suis, sans doute me procurerai-je l'ouvrage qu'Anatole France consacra lui aussi à ce thème car je ne croise jamais le chemin de quelqu'un pour rien s'agirait il d'une statue.
NB - Pour une raison que j'ignore, dès que je veux faire précéder un texte d'une illustration, plus rien ne passe. Vive Firefox !
Il s'agit donc de " Charles VII et son mystère " écrit par Philippe Erlanger ouvrage qui, je l'espère existe toujours en livre de poche historique
dont couverture suit.
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12.07.2008
historique (suite n° 3)
Tout s'explique !
Le 3 septembre 1429, Jeanne d'Arc arrive à La Chapelle.
"Après avoir libéré Orléans le 8 mai, puis sacré Charles VII à Reims le 17 juillet, elle veut conquérir Paris pour délivrer la ville occupée par les
Anglais et installer le roi sur le trône.
Le 7 septembre, elle fait une veillée d'armes et de prière dans l'Eglise de La Chapelle pour se préparer à attaquer Paris.
Le lendemain matin, jeudi 8 septembre, Jeanne assiste à la messe et communie dans la petite église.
Partie pour donner l'assaut, elle est blessée; un trait d'arbalète lui déchire la cuisse. Soignée, elle est ramenée à La Chapelle.
Après avoir passé la nuit à La Chapelle, Jeanne voulut repartir à l'attaque malgré sa blessure, mais "vinrent le duc de Bar et le comte de Clermont de par le roi" qui donnèrent l'ordre de se replier à Saint-Denis. Elle suit Charles VII, avant d'être prise à Compiègne (23 mai 1430) et brûlée sur le bûcher à Rouen (31 mai 1431)."
Extrait du livre de Jacques François : Histoire du Village La Chapelle,
des origines à nos jours.
Et voilà ! Il suffisait de chercher ... mais comme je ne saurais (bien évidemment) me contenter d'une histoire officielle et bien clean ... je reviendrai très prochainement sur le thème après relecture de " Charles VII et son mystère " de l'historien Philippe Erlanger. (Gallimard 1945)
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St Denys de la Chapelle (suite)
La photo mise en place, impossible d'ajouter du texte. C'est fou ce que ça fonctionne bien, parfois ! ...
J'avais vaguement prévu de me joindre à la manif' anti-nucléaire qui doit avoir lieu à République et puis ai calé. Il faut dire que la foule et moi ...bref, je me suis trouvé un tas de mauvaises raisons pour ne pas sortir et n'en suis pas plus fière pour autant. Une fois de plus, le ciel est tout gris et il fait un vent qui aurait dû inciter la cohorte de voitures enrubannées de tulle blanc qui nous a cassé les oreilles tout à l'heure, à une plus grande discrétion ...
- " Encore un cocu qui se met à son compte " comme dirait un de mes amis, célibataire endurci qui sait pertinemment de quoi il parle.
Je me suis donc peinardement farci deux épisodes de PJ sur la TNT (ben, oui, ça arrive ! ...) et puis ensuite ai eu l'idée d'aller tirer le portrait de la Jeanne métallique dont la statue pédestre poireaute derrière les grilles de l'église. Vous aurez ainsi un petit aperçu de la belle lumière de Paris ... " Ville-Lumière " la nuit, seulement parce que le jour ... Du coup, comme il n'était pas encore 15 heures et que de ce fait l'établissement en question était exempt de tout office, je poussai la curiosité jusqu'à m'aventurer dans le lieu. Contre la vitre, un panneau avertissait de l'existence de la marche située juste derrière la porte. J'imagine que plus d'un a commis la confusion d'implorer Allah en faisant une entrée fracassante. Mal placée cette marche et dangereuse au possible J'ai vainement cherché un historique afin de situer l'époque de construction du bâtiment mais n'ai trouvé qu'une collection de Bibles toutes clouées sur leur support (la naïveté n'étant plus de mise depuis longtemps) rédigées en diverses langues - français bien sûr, latin, allemand, (à moins que ce soit du yiddish ...) arabe et chinois. Apparemment, on ratisse large !
Rien à signaler d'intéressant en ce qui concerne d'éventuelles oeuvres d'art bref, la paroisse est d'une sobriété frisant l'indigence.
Une seule femme, jeune et blonde semblait demander à Dieu réparation d'une mésaventure amoureuse et un africain est entré juste avant que je ressorte pour allumer un cierge ... Mon intrusion en ce lieu fut donc hyper rapide.
Il fallait quand même que j'aille voir à quoi aurait ressemblé " ma paroisse " si j'avais continué à pratiquer un culte dont on m'a jadis fait cadeau sans me consulter au préalable. A défaut d'être sensible à ce qu'on y raconte (aux heures où précisément, je ne risque pas d'y aller) j'aurais aimé être conquise par un certain esthétisme qui, hélas faisait plus que défaut.
Quant à l'édifice vu de l'extérieur, il faudrait pouvoir le photographier le matin très tôt quand il n'y a pas encore de circulation. Ce bâtiment aux allures de forteresse m'intrigue ... sur le plan historique s'entend. Quel lourd passé véhicule t' il ? ...
J'imagine que le dimanche, il doit falloir une sacré dose de negro-spirituals pour égayer le lieu car le Fort de Vincennes est encore plus accueillant et ce, sans parti-pris aucun.
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